Dans le cadre de la 8e Conférence internationale sur l’archivage digital [sic] qui se tenait à Genève (Suisse) les 28-30 avril 2010, ma collègue Sabine Mas a prononcé une communication sur l’élaboration d’un programme de formation en archivistique à l’ère numérique. Professeure à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) à l’Université de Montréal, Sabine prêche pour sa paroisse, bien entendu, mais pourquoi irions-nous le lui reprocher ? Après tout, elle énonce avec raison que l’archivistique à l’EBSI est une discipline intégrée aux sciences de l’information, comme c’est le cas, d’ailleurs, dans plusieurs pays du monde (États-Unis, Brésil, etc.). Qui plus est, elle professe haut et fort que l’archivistique intégrée – celle qui intègre le records management à l’archivistique – a plus que jamais sa place dans le contexte numérique, ce qui tombe sous la loi du sens puisqu’il est crucial d’intervenir en amont (en l’occurrence, dès la création des systèmes de gestion de l’information archivistique) pour préserver la mémoire des organisations. Après, il est trop tard, beaucoup trop tard.
Titre de la conférence : « La création d’un programme de formation en archivistique à l’ère numérique: réflexion et questionnements sur les enjeux professionnels et disciplinaires ». Pour écouter cette conférence, vous n’avez qu’à suive ce lien.